"L'environnement tient une place de premier ordre dans mon travail,
particulièrement la manière dont la culture d’un peuple façonne le paysage.
Je me trouve parfois en parfaite rébellion contre la société en raison des
ravages qu’elle a infligés à la terre. Cette rébellion contre la violence
environnementale m’a menée à entretenir un rapport plus profond, une sorte
de dialogue avec les espaces, les gens, les matériaux au cours de mon travail
avec les objets que je trouve autour de moi. Mon installation The Show Room
(le hall d’exposition) est riche d’implications historiques. The Show Room
qui est fixe est entouré de mobilité. Les gens vont et viennent, les idées
voyagent d’une personne à l’autre, et d’un lieu à l’autre. Ce qui justifie
ces interactions ce sont les similitudes et les fluctuations des pratiques
culturelles observées dans différentes parties de l’Afrique. Un paysage absorbe
ces idées, les digère et les recrache verbatim ou diluées. L’importance de
cette absorption inspire les tendances culturelles qui nous affectent tous,
depuis le plus humble des villageois qui fait acte d’allégeance à la terre
en qui il voit la Déesse Mère jusqu’à l’industriel/capitaliste phallocrate
dont la relation avec la terre tient du parasitage. Une telle attitude a
fait du paysage un dépôt historique de dépérissement et de pourriture."
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