Dans ses œuvres, Edorh poursuit une quête personnelle pour se réapproprier
une partie de son histoire, de son identité et de sa culture. Un voyage d’introspection
qui le rapproche de sa culture et lui en donne connaissance. C’est aux sanctuaires
Vodou que, pour la première fois, Edorh découvrit des signes d’écriture qui
le fascinèrent par la manière dont ils révélaient un style de vie qui non
seulement semblait venir d’ailleurs mais qui est aujourd’hui perdu pour de
nombreux Africains. Désireux d’approfondir ses connaissances et sa compréhension
du phénomène, il entreprit un voyage à travers l’Afrique de l’Ouest. Au début
des années 1990, Edorh se lança dans l’ambitieux projet de créer un Alphabet
Dogon personnel inspiré par sa visite à Sangha au Mali. Des œuvres telles
que Ecriture, Grenier Dogon, et Sangha sont parsemées de signes qui relatent
d’énigmatiques histoires comparables à celles qui racontent la vie quotidienne
des chasseurs dans une langue qui leur était familière. Edorh qui travaille
principalement sur de grandes compositions, utilise des pigments naturels.
Au cours des dernières années, il a élargi ses moyens d’expression pour y
inclure des matériaux mixtes, des installations et des performances. Ses
peintures sont sa langue, sa forme de communication et sa documentation,
sa façon de contribuer à la mémoire de l’Afrique.
|